Mais qui a vraiment vu le sulfureux Irreversible ?

by Toilissime on janvier 12, 2012

Voici donc « LE FILM » qui a fait scandale au Festival de Cannes 2002, après La Grande Bouffe (Cannes 1973) !  « Des gens sont sortis de la salle après quelques minutes, outrés, scandalisés »… « dégueulasse »… »hué »… etc… soit quelques exemples de critiques prises au hasard. Certes, je ne prétends pas détenir la vérité, mais moi,  j’ai trouvé ce film bouleversant. Bouleversant d’images, de sons, de thèmes abordés (viol, violence, vengeance, homophobie, fragilité de la vie, hasard, destruction du temps)…

Irreversible, un film de Gaspard Noé

Irréversible, le film scandale de canne 2002

« IRREVERSIBLE » est un film qui fait mal. Très mal. Mal aux yeux, mal aux oreilles. Qui vous prend au tripes et qui vous laisse ressortir de la salle de cinéma complètement sonné, K.O. (si vous êtes resté jusqu’à la fin…) Certes, on peut  cataloguer ce film de « sulfureux », « scandaleux », « obsène », « violent », mais bon, arrêtons de nous voiler la face, ce film reflète une image pas si infidèle que ça d’une société en mal être où le meilleur comme le pire vient remplir tous les jours la colonne « faits divers » de votre journal.

Dans la salle : des jeunes, des plus âgés, des « beaucoup plus âgés », toutes catégories sociales confondues, des filles, des mecs… et elles/ils sont tous restés jusqu’à la fin?? OUI! Vraiment!! Mais comment est-ce possible??? Peut être parce que ce n’était le public embourgeoisé de Cannes ou tout simplement parce qu’au delà de la violence extrême et de la longue scène de viol tant décriée, ce film « apporte » vraiment  quelque chose.

Allez le voir (au ciné ou en DVD), restez jusqu’au bout.. Ensuite, vous pourrez vous targuer d’avoir aimé ou détesté.. Mais au moins, vous pourrez porter un jugement en tout état de cause… contrairement à beaucoup qui se content de « suivre le mouvement » et cette pensée unique qui à cours au festival de Cannes…

One Response to “Mais qui a vraiment vu le sulfureux Irreversible ?”

  • Bouledogue says:

    Plus qu’un mauvais film,ce n’est pas un film du tout.Tout simplement parce que visiblement les auteurs ne sont pas murs pour en faire un. On peut montrer la souffrance,dénoncer des choses dures (c’est même nécessaire) mais ce qui compte avant tout c’est l’intention. Ici l’intention,c’est le mal de vivre,le malsain,le désespoir intérieur et le mur psychologique que subissent manifestement les auteurs. Il faudrait qu’ils guérissent de cela avant d’adresser des discours et des films immatures au public.